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Une fracture entre sunnites et chiites

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Liban.

Une fracture entre sunnites et chiites.

ÉMILIE SUEUR CORRESPONDANTE À ; BEYROUTH.

Mis en ligne le 14/12/2006.

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Le Liban est gagné par le confessionnalisme politique. Résultat : des tensions croissantes entre musulmans sunnites et chiites, renvoyés dans deux camps opposés. Une division qui supplante celle d'antan entre chrétiens et musulmans.

AP.

Alors que le sit-in de l'opposition libanaise visant à faire chuter le gouvernement de Fouad Siniora entre dans son quatorzième jour, la crise politique se traduit, sur le terrain, par un regain des tensions confessionnelles entre les communautés chiites et sunnites.

Certes, la situation au Liban n'est absolument pas comparable au scénario catastrophe irakien, mais l'inquiétude est assez forte pour que le sujet soit abordé par les leaders politiques.

Une première victime.

Ces tensions sont la conséquence directe du confessionnalisme politique qui prévaut au Liban.

Alors que l'opposition est menée par le Hezbollah chiite, le gouvernement rassemble la majorité des sunnites. Ainsi, selon un sondage réalisé début décembre auprès de 800 personnes par le "Beirut Center for Research and Information", 94 pc des chiites du Liban estiment que le gouvernement Siniora a perdu sa légitimité constitutionnelle depuis la démission des ministres chiites, le 11 novembre, alors que 83 pc des sunnites soutiennent le contraire.

"Aujourd'hui, les sunnites parlent des chiites, et vice versa, de la même manière que les chrétiens parlaient des musulmans, et vice versa, il y a quelques années, note Rania, une étudiante. La ligne de division s'est complètement déplacée." Une division a qui déjà fait une victime. Il y a dix jours, Ahmad Mahmoud, un chiite de 20 ans, était abattu d'une balle dans le dos, lors de violents affrontements entre jeunes chiites et sunnites dans un quartier périphérique de Beyrouth. Sa mort a été rapidement exploitée par l'opposition, qui a transformé le jeune Mahmoud en martyr de la cause.

L'ambiguïté de Nasrallah.

Fait significatif, alors qu'il s'adressait à la foule, par vidéo, jeudi dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a consacré une large partie de son discours à la condamnation des violences confessionnelles. Le sayyed a même annoncé qu'il accordait son pardon à un groupe de quatre sunnites qui avaient tenté de le tuer. Ce qui ne l'a pas empêché de préciser que les assassins venaient de Tarik Jdidé, une localité mixte à majorité sunnite en bordure de Beyrouth où des accrochages entre chiites et sunnites ont déjà eu lieu.

Localité mixte assiégée.

Depuis le début de la crise politique, cette localité est littéralement quadrillée par l'armée. Toutes les routes y menant sont bloquées par des transports de troupes blindés, alors que des centaines de soldats y sont déployés. Après les déclarations de Nasrallah, " les gens ont peur de représailles chiites ", reconnaît Mahmoud, un jeune sunnite de 18 ans, qui tient le commerce de son père à Tarik Jdidé.

" Des jeunes du quartier se sont organisés pour maintenir une surveillance la nuit, renchérit Mohammed, 30 ans, employé dans les télécommunications. Nous ne sommes pas armés, mais attention, s'ils nous cherchent, ils nous trouveront ", affirme-t-il.

Trop de politique.

Non loin de lui, un vieil homme s'écrie : " Moi, ils ont enlevé mon fils Bilal ! " . Au deuxième jour du sit-in de l'opposition, Bilal, un gaillard de 21 ans, raconte avoir été traîné devant une mosquée chiite, proche de sa maison, à Bchamoun en banlieue de Beyrouth, et tabassé par une quarantaine d'hommes armés de kalachnikovs. " Ils m'ont accusé d'avoir distribué des tracts anti-chiites. Comment pourrais-je faire ça, ma belle-soeur est chiite ! " , s'insurge le jeune sunnite, dont le dos porte encore, dix jours après cette agression, des marques rouges et des cicatrices impressionnantes. Alors que les esprits restent échauffés, c'est un chauffeur de taxi, Ali, qui touche du doigt le coeur du problème : " Le problème, c'est que les cheikhs, des deux côtés, parlent de plus en plus de politique, et de moins en moins des problèmes sociaux."

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=320332
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26168
b
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