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Une idée précise de la Franc-Maçonnerie

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Introduction.

Le sujet étant très vaste, je pourrai vous parler de la Franc-Maçonnerie pendant plusieurs jours, sans avoir fait le tour complet de la question. Dans ce modeste exposé, je me bornerai donc à évoquer des choses peu connues, des aspects passés sous silence par les personnes qui vous parlent de la Franc-Maçonnerie et omettent de dire bien des choses (volontairement ou involontairement par ignorance).

Qu'est ce que la FM ?

Voici la définition officielle du Larousse :

C'est une " association en partie secrète répandue dans divers pays et dont les membres professent des principes de fraternité, se reconnaissent entre eux à des signes et à des emblèmes, et se divisent en groupes appelés loges ".

Avec une telle définition, les simples profanes que nous sommes ne vont pas saisir grand chose de ce qu'est réellement la Franc-Maçonnerie. Admirons d'ailleurs dans cette définition la subtilité du " en partie secrète ".

Comment donc nous faire une idée précise de la Franc-Maçonnerie ? Tout simplement en remontant aux origines de la Franc-Maçonnerie d'une part, et enfin en nous aidant de leurs documents secrets tombés entre nos mains.

Voici, en gros et en résumant, la définition que je donnerai à la Franc-Maçonnerie : c'est une société secrète, répandue à travers le monde, ayant pour but le renversement de la religion catholique, et travaillant à l'instauration de la Démocratie Universelle, bref à un Gouvernement Mondial.

Ainsi, l'Europe qui se construit actuellement, l'euro, etc., tout cela n'est qu'un pas vers un gouvernement mondial.

Il y a 33 grades dans la Franc-Maçonnerie en règle générale (tout dépend du rit utilisé). Les trois premiers grades sont ceux de : Apprenti, Compagnon, et Maître. Officiellement, tout Maître est pleinement initié, pleinement franc-maçon, a atteint l'Illumination. On leur fait croire que les grades supérieurs ne sont que du folklore, bons pour ceux qui aiment les cérémonies, les tenues, faire la fête, etc. En fait, le maître n'entrera dans les hauts grades que s'il est jugé " apte " par les hauts gradés.

Les Origines de la FM.

Les Origines lointaines.

Souvent, les historiens francs-maçons font remonter l'origine de leur société, soit à l'époque des temples égyptiens, soit aux templiers, soit mille ans avant Jésus-Christ avec la construction du temple de Jérusalem, etc.

Qu'en est-il exactement ?

Ce qu'il faut tout d'abord bien voir, c'est que de tous temps, il y a eu des sectes antichrétiennes. Dès le début du christianisme, les sectes antichrétiennes ont pullulé. Il y a eu les Gnostiques, puis les manichéens. Manès, le créateur du Manichéisme, se disait, comme les gnostiques, enfant de la lumière ; il divisait ses adeptes en trois grades : les croyants, les élus et les parfaits. Les initiés pratiquaient gaiement le parjure ; ils se reconnaissaient à des paroles, à des mots de passe, à des attouchements de mains et de seins.

Au XIIIème siècle, les Albigeois reprirent la tradition impie et libertine des Manichéens et des Gnostiques. Les Albigeois avaient aussi une initiation avec trois grades : les apprentis, les croyants et les parfaits.

Après les Albigeois vinrent les Templiers, qui renoncèrent à suivre la religion catholique pour s'initier aux mystères et aux doctrines des gnostiques et des Manichéens.

Les origines immédiates :

La franc-maçonnerie telle que nous la connaissons actuellement a pour origine la Rose-Croix socinienne. Fauste Socin, hérétique protestant, qui vécu de1539 à 1604, en a été le fondateur.

La liste des grands maîtres de la Rose-Croix socinienne est bonne à donner parce qu'elle montre l'exacte origine de la Franc-Maçonnerie officielle.

La voici donc :

Fauste Socin, de 1597 à 1604.

Cesare Cremonini, de 1604 à 1617 (démissionnaire).

Michaël Maïer, de 1617 à 1622.

Valentin Andreae, de 1622 à 1654.

Thomas Vaughan, de 1654 à 1678.

Charles Blount, de 1678 à 1693.

Friedrich Helvetius, de 1693 à 1709.

Richard Simon, de 1709 à 1712.

Théophile Désaguliers, de 1712 à 1744.

Nicolas de Zinzendorf, de 1744 à 1749 (démissionnaire).

Johan Wolff, de 1749 à 1780.

Le livre capital de Michaël Maïer, concernant les origines maçonniques, est, sans contredit, la Themis aurea. Là, le grand maître, le second successeur de Fauste Socin, dit en des termes formels que les Frères de la Rose-Croix doivent demeurer dans le plus rigoureux secret pendant cent ans ; cela est écrit en toutes lettres, et le livre, imprimé en 1618, composé par Maïer en 1616 et 1617, est le résultat des résolutions prises dans la réunion de 1617 dite du Dénombrement de la Fraternité, ou encore Convent des Sept. (Confirmé par le P. Gaultier dans l'édition de 1626 de sa Table chronologique de l'état du Christianisme, qui cite l'extrait de la Themis aurea : " Cette Fraternité devra être scellée (tenue cachée) durant cent ans ").

- That this Fraternity shall be concealed an hundred years.

Une traduction italienne donne exactement la même chose :

- Che questa Fratellanza permanga celata per un periodo di cento anni.

Or, ce qui a été décidé en 1617 par les Rose-Croix, se réalise puisque exactement 100 ans après, en 1717, la Franc-Maçonnerie est créée officiellement.

Le rosicrucisme repose sur une double imposture.

Premièrement, l'imposture de l'existence d'une " Tradition primordiale " : toutes les religions seraient des formes diversifiées d'une tradition dite Primordiale (qui, pour beaucoup, est le Tao chinois). C'est un faux absolu, bien qu'il remplisse encore les librairies contemporaines, et cette absurdité a été définitivement enterrée par Mircea Eliade.

Pour ce qui nous intéresse, cette fiction a eu une influence considérable. En effet, à partir du moment où tout viendrait d'un corps unique, la " Tradition primordiale ", pourquoi ne pas imaginer un " retour " à l'unicité originelle ? Les religions se réconcilieraient autour de leur tronc commun. Une religion universelle serait possible. L'utopie est séduisante, elle séduit toujours, et l'on y déchiffre l'origine de la philosophie des " droits de l'homme ".

Deuxièmement, l'imposture de Christian Rosenkreuz. Le nom de Rosenkreuz apparaît au début du XVIIème siècle dans le livre "fama fraternitatis", attribué à un abbé : Johan Valentin Andréa. Valentin appelle à la création d'une société de savants autour du personnage mythique de Rosenkreuz, et surtout autour de sa doctrine.

Le scandale est immédiat. Si le personnage est une fiction littéraire, la doctrine, elle, fait réagir l'Eglise. L'Eglise pousse à la répression. Mais l'effet pervers de cette répression fut de voir les ésotéristes rosicruciens se réfugier dans les loges des francs-maçons, c'est-à-dire dans les confréries de " bâtisseurs de cathédrales ".

La maçonnerie traditionnelle des constructeurs et tailleurs de pierre qui périclitait depuis plusieurs siècles, mais survivait encore en Angleterre, fut amenée au cours du XVIIè siècle à s'ouvrir à des hommes tout à fait étrangers au métier. Or, ceux-ci ne tardèrent pas à devenir majoritaires au sein des loges. Ainsi, la franc-maçonnerie dite " spéculative " (principalement constituée d'intellectuels) s'est finalement substituée à l'ancienne maçonnerie dite " opérative " (celle des gens de métier).

La date de naissance officielle de la franc-maçonnerie dite " spéculative " est fixée à la date de création de la Grande Loge de Londres en 1717. En effet, en 1717, les diverses loges de Londres sont réunies par deux Grands Maîtres, Desaguliers et Anderson, en une seule Grande Loge, laquelle promulgue en 1723 un texte fondamental, les Constitutions d'Anderson. Anderson était protestant et Desaguliers rose-croix. Ainsi se confirment et se réalisent les vux de la Rose-Croix. D'ailleurs le 18ème grade de la Franc-Maçonnerie est le grade de Chevalier Rose-Croix, dont une partie du rituel est une commémoration blasphématoire de la Cène.

Le Corps de doctrine maçonnique.

La Gnose, dont nous avons parlé, prend sa source dans la Kabbale.

Au dire des occultistes, la Cabale ou Kabbale est l'ensemble des révélations orales communiquées par Dieu (?) à Adam selon les uns, à Abraham selon les autres, et transmises depuis par une chaîne non interrompue d'initiés. Cette doctrine est renfermée plus spécialement dans le Zohar, commentaire du Pentateuque, écrit en araméen, la bible des cabalistes.

La Kabbale cependant a bien peu de rapport avec la doctrine de Moïse ; elle est un mélange de doctrines secrètes de Babylone et d'Egypte, déformées par les… à leur façon, sous l'influence d'une certaine haine pour le christianisme.

Dans Lucifer & le Pouvoir Occulte, le Marquis de la Franquerie nous fait un bref rappel sur l'origine de la doctrine maçonnique (je cite) :

" Au début de cette étude, il a été dit qu'il était impossible de rien comprendre à la réalité du Pouvoir occulte si on ne remontait pas à sa source : Lucifer.

Les Lucifériens et les Kabbalistes… le reconnaissent en lui rendant un culte. Lucifer, le vieux serpent de la Genèse, l'avait dit à Eve pour la tenter et l'amener à manger du fruit défendu : " Aussitôt que vous aurez mangé de ce fruit, vos yeux seront ouverts et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. " (Genèse : II, verset 5).

Oswald Wirth, le fondateur du Symbolisme maçonnique, écrit :

" Le serpent inspirateur de désobéissance, d'insubordination et de révolte, fut maudit par les anciens théocrates alors qu'il était en honneur parmi les initiés. Rendre semblable à la divinité, tel était l'objet des anciens mystères. De nos jours le programme n'a pas changé. " (Oswald Wirth, Le Livre du compagnon, page 27).

Kadmi-Cohen, le Kabbaliste, proclame nettement qu'il veut l'homme égal à Dieu :

" Quelle joie ineffable, surhumaine, divine, d'être soi qui s'égale à Dieu, qui lutte avec Lui, qui l'absorbe. C'est Israël, c'est Ismaël qui fournissent ces hommes au monde. "

Grand-Maître de la Franc-Maçonnerie internationale luciférienne, Albert Pike, déclare le 14 juillet 1889 aux chefs de la Franc-Maçonnerie universelle, à l'occasion du Centenaire de la Révolution :

" Ce que nous devons dire au vulgaire, c'est ceci : Nous adorons un dieu, mais c'est un dieu qu'on adore sans superstition. A vous, Grands Inspecteurs Généraux ; nous dirons ceci que vous pouvez répéter aux frères des 32, 31, et 30 degrés : La religion maçonnique devrait être maintenue, par nous tous initiés des hauts grades, dans la pureté de la doctrine luciférienne. " (The Freemason du 19 janvier 1935) Albert Pike, exprimant ce qu'on peut appeler le summum de la subversion, résume en peu de mots la vieille doctrine luciférienne, celle même qui avait provoqué la condamnation de l'Ordre du Temple, la doctrine des gnostiques et des Manichéens, la doctrine dualiste suivant laquelle il y a en Dieu deux principes divins ; l'un le dieu "bon" est Lucifer, l'autre le dieu "mauvais" est celui des chrétiens. Voici une citation d'Albert Pike :

" Si Lucifer n'était pas dieu, est-ce qu'Adonaï, le dieu des chrétiens, dont les actes prouvent la perfidie, la haine des hommes, la barbarie et la répulsion pour la science, est-ce qu'Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ? Oui, Lucifer est dieu et l'infortuné Adonaï est aussi dieu. Les intelligents disciples de Zoroastre, aussi bien qu'après eux les gnostiques, les manichéens, les Templiers, ont admis comme seule logique conception métaphysique, le système des deux principes divins qui se combattent éternellement ; l'on ne peut croire que l'un est inférieur à l'autre en puissance. Donc la véritable et pure religion philosophique est la foi en Lucifer l'égal d'Adonaï. "

Après ces quelques citations de hauts maçons, voici quelques autres preuves glanées ça et là dans les rituels maçonniques :

A l'initiation au 12e degré : Le Grand Maître Architecte.

" Le Grand Maître au récipiendaire. _Moabon, pour nous prouver que vous vous êtes bien pénétré de nos enseignements, dites-nous ce que signifie la lettre mystérieuse.

Le récipiendaire. _Géométrie, Génération.

Le Grand Maître. _Cela est très bien répondu. Apprenez donc qu'elle signifie encore : Gnose."

Ici, une longue et élogieuse explication de la doctrine des Gnostiques.

En voici quelques passages :

" Le Gnosticisme, cher et sublime Frère, est un ensemble de doctrines mystiques, qui tient une place considérable dans l'histoire intellectuelle et morale de l'humanité. Le mot " Gnose ", gnosis, science, doit être compris comme l'opposé de pistis, foi. Dans les premiers siècles de l'ère vulgaire, apparurent les Gnostiques, vaillants pionniers du progrès. La foi avait pour objet le dogme dit révélé ; elle était aussi la croyance à certains faits prétendus historiques ; elle constituait, en un mot, la fausse science de la masse des chrétiens. La Gnose, au contraire, était faite pour un petit nombre d'élus ; son but était de creuser les idées, de remonter aux principes, de créer enfin une nouvelle philosophie.

Néanmoins, il y aurait erreur à s'imaginer que la Gnose est essentiellement un fait chrétien. Par son origine, son but et ses efforts, elle est beaucoup plus large qu'une religion quelconque aurait pu l'être ; c'est la libre-pensée cherchant à expliquer à la fois le monde, la société, les croyances et les murs, le tout à l'aide de la tradition.

La lutte entre les simples chrétiens et les Gnostiques commença dès le début. Les Gnostiques étaient forts de leur supériorité intellectuelle ; toutefois, ils devaient succomber sous les coups d'une religion intolérante, ennemie du libre examen.

Le caractère éminent du Gnosticisme est le dualisme de la divinité. La Gnose a en vue la lutte des deux principes, le bien et le mal, ou, si l'on veut, la matière et l'esprit, autre mode sous lequel les deux principes se manifestent.

Selon les Gnostiques, Dieu est un être surnaturel et invisible ; il se manifeste par voie d'émanation. Une de ces émanations divines, le Démi-Ourgos, ou Architecte de l'Univers, a organisé la terre et produit l'homme. Malheureusement, il a créé le monde avec le concours d'une autre émanation divine, celle-ci hostile au bon principe. Pourquoi ? Le Gnosticisme ne l'explique pas. Il se borne à constater un fait indéniable : c'est que le bien et le mal se coudoient dans la nature, et que, par conséquent, le mauvais principe a participé à cette uvre. Mais les Gnostiques espéraient, et, après eux, les francs-maçons espèrent qu'un génie supérieur viendra délivrer l'humanité du joug de la matière. "

A l'initiation au grade de Grand Patriarche :

" Le récipiendaire encense par neuf fois une étoile qui brille dans un transparent portatif figurant un nuage d'or. On lui dit que c'est l'étoile du matin, autrement nommée Lucifer. On lui raconte que les sages Chaldéens, adorateurs du feu, formaient autrefois, dans le désert, des tribuns orateurs chargés de prêcher la Vérité.

Le Kadosch (30e degré) :

"Ici, Lucifer n'est plus simplement le nom de l'étoile du matin ; c'est Lucifer, l'Ange de Lumière, qui entre en scène.

Ici, on retourne le Delta Sacré, la principale pointe en bas (c'est l'emblème du grade et du Suprême Conseil). (En réalité, c'est au 8e degré que l'initié voit, pour la première fois, le triangle renversé ; mais ce grade est peu pratiqué, et, en outre, on n'y donne aucune explication de ce fait.) Le triangle placé avec la principale pointe en bas est l'emblème personnel de Satan.

" Le système théologique en honneur dans la Maçonnerie, c'est le dualisme de la divinité : deux principes se combattent et également éternels, Lucifer, le Bien, et Adonaï, le Mal. L'univers existe de toute éternité aussi. Il n'y a pas eu création, mais organisation. On dit : Grand Architecte, et non : Créateur. Le mauvais principe étant Adonaï, c'est Lucifer qui est l'Etre par excellence, l'Etre Suprême. Adorer l'Etre Suprême, c'est adorer Lucifer ; il ne saurait y avoir d'erreur là-dessus. "

L'Eglise, et tout bon nationaliste, condamne la franc-maçonnerie pour trois motifs essentiels :

Le naturalisme et le laïcisme.

Le naturalisme ne consiste pas tant à nier l'existence de Dieu, qu'à refuser d'en tirer les conséquences dans l'ordre humain. Ainsi, pour les francs-maçons, la société doit être organisée comme si Dieu n'existait pas.

C'est ainsi que sous la IIIème République, il y a eu tout un arsenal de loi et de règlements tel que :

L'expulsion forcée de 265 congrégations religieuses non autorisées en 1880.

L'interdiction de tout enseignement religieux dans les écoles publiques par la loi du 28 mars 1882.

La suppression des aumôneries militaires en 1883.

La suppression des prières publiques prévues au Parlement dans la Constitution de 1875.

La fermeture de la quasi-totalité des écoles catholiques du pays (16 000 établissements) et l'adoption d'une loi interdisant à toute congrégation d'enseigner en 1904.

La séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905. Etc.

Le relativisme doctrinal.

La franc-maçonnerie se donne pour objet " la recherche de la vérité dans la liberté " à condition que nul n'ait jamais la prétention de l'atteindre ou de la connaître avec certitude.

" N'est libre que celui qui cherche et qui réfléchit L'homme qui croit n'est plus libre ".

Conséquence sur le plan religieux : le refus de tout dogme et de toute révélation., ce qui pour un catholique est naturellement incompatible avec sa profession de foi.

Au futur apprenti qui sollicite son initiation au grade d'apprenti, c'est-à-dire son admission dans la franc-maçonnerie, il n'est rien demandé d'autre que d'admettre qu'aucune vérité n'est indiscutable et qu'aucune croyance n'est à l'abri du doute, ce qui pour un catholique est naturellement incompatible avec sa profession de foi.

Conséquence sur le plan moral :

Relativiste par essence, la franc-maçonnerie ne saurait admettre qu'une morale objective, universelle et considérée comme intangible puisse s'imposer à l'ensemble de la société. Aussi combat-elle ce qu'elle appelle la " morale traditionnelle " avec la prétention chimérique d'élaborer dans ses loges une éthique indépendante de l'Eglise et libérée de tous les " préjugés " du passé.

Le Secret Maçonnique.

Le secret maçonnique consiste d'abord en ceci qu'un maçon est censé ne jamais dévoiler à de simples " profanes " l'identité de ses frères. Tout au plus pourra-t-il, s'il le juge utile et nécessaire, révéler sa propre appartenance à la franc-maçonnerie.

Il ne devra pas d'avantage divulguer à qui que ce soit le contenu des travaux auxquels il a pris part au sein de son atelier, ni divulguer aux frères de grades inférieurs les signes, mots de passe ou symboles propres à chaque grade.

Par-dessus tout, il existe, dit-on, un secret d'une autre nature et parfaitement incommunicable, qui n'est autre que la révélation intérieure illuminant chacun des initiés au fur et à mesure qu'il progresse dans la voie de la Connaissance.

Dès 1738 (date de la première condamnation de la franc-maçonnerie par la bulle In Eminenti du Pape Clément XII) , le secret fut l'un des principaux griefs invoqués par l'Eglise à l'encontre des francs-maçons. Notre Seigneur Jésus-Christ n'a-t-il pas proclamé : "Quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses uvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu'il apparaisse au grand jour que ses uvres sont faites en Dieu" (Jn, III, 20-21).

Certes, officiellement, les obédiences ont pignon sur rue, elles s'expriment à la radio, à la télévision ou dans la presse, les grands maîtres sont connus, les temples ont des adresses, etc. De plus, elle donne également l'apparence d'une institution irréprochablement démocratique : chaque loge élit un Vénérable (son président) et quatre officiers (premier et second surveillant, orateur et secrétaire) pour la diriger ; le " Grand-Maître " (ou président) de l'obédience et son " conseil exécutif " sont eux-mêmes élus par une assemblée générale (ou " convent ") comprenant un " délégué " (représentant élu) par atelier, etc.

Or, qu'on le veuille ou non, la franc-maçonnerie est en fait une superposition de sociétés secrètes dont la base ignore ce qui se passe et ce que l'on décide au sommet. Les apprentis (1er grade) , les compagnons (2ème grade) et les maîtres (3ème grade) ne sont pas admis dans les ateliers supérieurs, dans les loges des hauts grades que l'on appelle chapitres ou aéropages, mais seulement dans les ateliers inférieurs dit " loges bleues ". Par contre, les affiliés des hauts grades participent obligatoirement aux travaux des loges bleues, et se mêlent ainsi à leurs frères des premiers grades, dont ils inspirent, guident ou surveillent les activités.

La Franc-Maçonnerie se compose donc, en fait, de deux organisations distinctes. En bas, et ignorant l'autre, la Maçonnerie symbolique composée des trois grades d'apprenti, compagnon et maître. Cette maçonnerie là n'a d'autre but que d'étudier ses membres pour y recruter ceux qui seront considérés par leur valeur, leur intelligence et leur dévouement comme susceptibles d'accéder à la Haute Maçonnerie et à ses grades supérieurs qui effectivement dirige la première, car c'est elle seule qui agit et se réunit en chapitres ou consistoires : maçonnerie essentiellement occultiste et qui touche au luciférisme : on l'appelle celle des arrières loges. Son existence est prouvée par les articles 356 et 357 des " Statuts et règlements généraux de l'ordre maçonnique en France ".

Ainsi, les maçons d'un grade supérieur observent leurs frères d'un grade inférieur et n'admettent parmi eux que ceux qu'ils choisissent.

La majorité des maçons demeurent toutefois confinés aux grades inférieurs. Il est indispensable qu'il en soit ainsi. La force de la franc-maçonnerie est faite de l'existence de ce prolétariat à la docilité aveugle et ignorante des véritables desseins de ses chefs.

Prenons maintenant un exemple caractéristique du "secret maçonnique":

Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi, par exemple, vous ne pouvez pas entrer dans une loge maçonnique comme vous entrez dans une église, pourquoi les francs-maçons cachent leur affiliation maçonnique, pourquoi les bulletins, comptes-rendus d'assemblée sont-ils strictement confidentiels, les annuaires, les livres même, édités par la Franc-Maçonnerie, sont-ils réservés aux seuls initiés ?

Or, quiconque publie en France une brochure, un livre, un périodique doit obligatoirement, sous peine de poursuites judiciaires, le déposer au ministère de l'Intérieur et à la Bibliothèque Nationale (loi sur la presse de 1881). Le mémento de la bibliothèque Nationale rappelle que, selon la loi, " sont soumises au dépôt légal toutes les publications imprimées ou reproduites par un procédé graphique quelconque (livres, brochures, gravures, cartes postales illustrées, affiches, cartes de géographie et autres) , à la seule exception des travaux d'impression dits de ville (lettres d'invitations, cartes de visite, étiquettes). L'éditeur doit faire parvenir 48 heures avant la mise en vente ou distribution : quatre exemplaires directement à la Bibliothèque Nationale et un exemplaire au ministère de l'Intérieur. C'est dans les salles de lecture de cette dernière que tout citoyen peut aller consulter, copier, voire photocopier s'il le désire, toute publication existante. Les francs-maçons échappent à cette règle : leurs publications ne peuvent être lues à la Bibliothèque Nationale.

Par conséquent, on ignore ce qui se dit dans les loges maçonniques, on ne connaît pas les affiliés qui y participent, donc on ne sait rien des intentions véritables, des desseins réels de la Franc-Maçonnerie.

Voici maintenant des réponses face à des objections courantes que l'on nous fait :

On nous dit souvent que la Franc-Maçonnerie est " déiste ". Oui et non !

Le " Grand Architecte de l'Univers " n'a pas grand-chose de commun avec le Dieu des chrétiens : c'est uniquement un symbole, une divinité, la raison ou tout idée conforme à l'opinion de chacun. Comme le dit le Frère Oswald Wirth, dans l'Idéal maçonnique : " La Franc-Maçonnerie se garde bien de définir le " Grand Architecte " et elle laisse le soin à chacun de ses adeptes pleine latitude pour s'en faire une idée conforme à sa foi ou à sa philosophie ". (Cela pourra être le Dieu catholique pour un simple apprenti, le principe organisateur du monde pour d'autre, et pour certain Lucifer, le Dieu-Bon).

On nous dit souvent aussi que les loges anglo-saxonnes, sont conservatrices, monarchiques, puisque de nombreux princes anglais et évêques protestants en font parti et en bonne place.

Or, ce sont tout simplement des idiots utiles. Voici ce que disait le Haut Dignitaire Maçon W. L. Wilmshurt, sur l'admission de hautes personnalités anglaises dans la Maçonnerie : " Les rangs élevés de la Maçonnerie ont été remplis, non d'adepte et d'experts en sciences spirituelles, capables de propager la sagesse et l'instruction aux grades inférieurs, mais de grands rois, ducs et lords. Ces hauts dignitaires sociaux, qui ne montrent aucune apparence de posséder une science des Arcanes, sont placés dans leurs positions honorifiques et administratives, pour donner à l'Ordre une sanction sociale et pour mettre nos mystères en bonne grâce. "

Conclusion.

Je terminerai par cette citation d'Henry Coston : " Régner sur le monde au nom d'une démocratie trompeuse, en collaboration avec les forces internationales financières et économiques, tel est le but des francs-maçons.

Sous le couvert d'un slogan hypocrite " Liberté, Egalité, Fraternité ", une oligarchie secrète veut étendre son empire à l'organisation politique et sociale du monde. Les Francs-Maçons parlent de souveraineté du peuple, mais ayant faussé les jeux, ils dominent à 60 000 plus de 50 millions de français. Cette illusoire souveraineté du peuple n'est donc que le masque de la très réelle souveraineté des loges maçonniques."
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