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Le plan de restructuration d'Airbus s'invite dans la campagne

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Le plan de restructuration d'Airbus s'invite dans la campagne.  

 

Les responsables politiques sont priés de dire si l'État doit intervenir ou non dans la question industrielle.  

 

Rappel des faits Deux grosses restructurations industrielles, Airbus et Alcatel-Lucent, sont annoncées coup sur coup. La proportion des emplois détruits force les candidats à l'élection présidentielle à prendre position depuis quelques jours. Intervenant sur tous les dossiers industriels majeurs depuis cinq ans, la droite française défend pourtant une non-intervention de l'État dans les affaires économiques. D'Alstom à Airbus en passant par Alcatel, sa politique a visé e désendettement des groupes pour faire remonter le cours de l'action.

 

1. L'Etat doit-il intervenir ?

 

4 200 emplois en France et 3 500 en Allemagne seront supprimés.  

 

Telle serait la décision de la direction d'Airbus, a annoncé hier le quotidien allemand Die Welt sur son site Internet, citant des sources proches de l'entreprise. À deux mois des élections, aucun candidat ne peut esquiver le dossier. Les syndicalistes d'Airbus posent eux-mêmes la question. Xavier Petrachi (CGT) déplore le "silence radio de l'État français" . Pierre-Henri Coat (CFDT) demande "à ce que l'État français s'implique davantage dans le dossier" .

 

Aux formules alambiquées de plusieurs candidats correspondent certains propos plus directs. À droite, Nicolas Sarkozy, lundi, appelait à "raisonner Airbus" plutôt que "France ou Allemagne" . Le même jour, François Bayrou, sur TF1, critiquait "la manière dont sont organisés les rapports entre la direction d'Airbus et l'État" . Le ministre de l'Economie ne s'est pas, lui, empêtré dans les formules. Le 19 février, Thierry Breton indiquait en effet, à propos d'Airbus, qu' "il faut maintenant que ce soit l'entreprise, et l'entreprise seule, qui prenne ses responsabilités" , ajoutant que "toute interférence (de l'État) serait contre-productive" . À gauche, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a demandé "que, pour ne pas fragiliser l'avenir du groupe EADS et Airbus, l'État prenne ses responsabilités et se substitue" . "C'est la garantie que cette entreprise ne soit pas à terme démantelée" , a ajouté Jean-Marc Ayrault. Pour le PCF, Marie-George Buffet a estimé que "s'agissant d'une industrie aussi structurante pour nos pays, les États doivent prendre leur responsabilité et, par leur participation augmentée au capital, avoir une influence directe sur la stratégie d'entreprise d'EADS" .

 

2.Que fait l'État ?

 

Pourtant, les États sont bel et bien intervenus dans le dossier Airbus. Des tractations ont eu lieu vendredi entre Angela Merkel et Jacques Chirac sur le dossier, les États allemands et français déterminant en catimini la répartition du fardeau social de part et d'autre du Rhin. Comme dans un scénario bien réglé, les décisions industrielles sont prises bien en amont, sous pression des marchés financiers. Une fois les décisions arrêtées et engagées, le gouvernement ne propose aux salariés que de vagues "groupes de travail" . Dans le dossier Alcatel-Lucent, Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi, ne trouve à proposer aux syndicats que de discuter "sur l'avenir des télécoms en France" . "Comment discuter sereinement avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête ! " , a rétorqué au ministre la CFDT d'Alcatel-Lucent.

 

3.Quel objectif vise la politique industrielle ?

 

Sous la droite, l'État est omniprésent dans les dossiers industriels, y compris pour des firmes privées, comme dans le dossier Alstom par exemple. L'État français, par l'entremise du ministre de l'Économie de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait racheté 20 % du capital d'Alstom et avait garanti 65 % des 3,5 milliards d'euros de refinancement du groupe. Le plan de "sauvetage" de l'actuel candidat UMP s'était conclu par 8 500 suppressions d'emploi, particulièrement dans les filiales (Alstom Marine notamment) et chez les sous traitants. Par contre, la trésorerie a été regonflée pour pouvoir, à terme, reverser un dividende aux actionnaires. De même, l'État intervient au travers des exonérations fiscales des pôles de compétitivité sans contre-partie pour l'emploi. Jacques Chirac, avec le PDG de Saint-Gobain et des confédérations syndicales (CGT et CFDT notamment) , a décidé d'engager 2 milliards d'euros de fonds publics, à travers l'Agence de l'innovation industrielle, pour aider les groupes français à conquérir les "grands marchés de demain" , là aussi, sans aucun engagement pour l'emploi.

 

 
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b
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