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Le transport aérien

Témoignage d'internaute trouvé sur france2
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Je suis pilote de ligne chez air france depuis plusieurs années (après avoir exercé dans deux autres compagnies) , et je peux vous certifier que :

- je n'avais encore jamais connu une compagnie aérienne avec des avions en aussi bon état (il arrive bien sur que nous partions avec un voire deux equipemenst en panne, mais uniquement si cette ou ces pannes sont permises par le constructeur de l'avion, en sachant que chaque équipement est doublé ou triplé sur un avion).

- quand nous prenons une décision, nous la prenons en toute indépendance, SANS AUCUNE PRESSION de la part de qui que ce soit, et dans l'unique intérêt de la sécurité.

- en 14 ans d'exercice et 7000 heures de vol, je n'ai encore jamais vu personne "fumer sous les ailes" d'un avion, comme le racontait steevy. Je ne.

De plus, ce monsieur, se permet de faire peur à tout le monde avec l'incident récent de Douala, sur lequel aucun rapport d'enquête n'est paru pour l'instant. Il ne fait donc que rapporter des "on-dit", des suppositions.

Or il oublie un peu de dire que ce n'est pas une chose facile que de faire atterrir un avion de 200 tonnes et 60 mètres d'envergure sur une piste de 45 mètres de large, en arrivant à 260 km/h, avec des orages, de la pluie battante comme on n'en rencontre jamais en France.

A Douala, la hauteur à laquelle doit être prise la décision de poursuivre ou non l'approche est de 66 mètres au minimum. Je peux donc vous assurer qu'en arrivant à cette hauteur au-dessus du sol, le pilote voyait la piste.

Sinon, comment voulez-vous qu'il continue à descendre vers une piste qu'il ne voit pas.

Il a donc certainement dû entrer dans un rideau de pluie à une hauteur inférieure à 66 mètres, ce qui laisse très peu de temps pour réagir. A qui n'est-il pas arrivé la situation suivante : on roule sur l'autoroute, il pleut, on s'apprête à doubler un camion. Avant de doubler, tout va bien, et au moment où on double, la pluie redouble de violence, le camion roule dans une flaque d'eau, et on ne voit plus rien devant. Tout ça se passe très vite. En avion, il se peut qu'on perde toute référence extérieure en un fraction de seconde, et on remet les gaz instantanément. Il faut juste savoir que sur un avion de ligne, il faut environ 8 secondes pour que les moteurs passent du régime "ralenti" à la puissance maximum (ce qui fait que l'avion a le temps de parcourir environ 500 mètres pendant ce temps).

Dans le cas de Douala, le pilote a remis les gaz, a fait une deuxième approche, et a posé l'avion en toute sécurité. C'était bien ce qui lui était demandé.

J'en conclue que, "élève-pilote" ou pas ce journaliste ne connait pas grand chose, pour ne pas dire rien du tout, à l'aviation.
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91004
b
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