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Miroir mon beau miroir... (gay) chapitre 85 poste le 21/01

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 12/12/13 | Mis en ligne le 09/06/14
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Bonsoir à vous ; Cela fait quelques jours que je veux publier ce chapitre, mais il me manquait une image, j'en parle plus bas. Un grand merci pour tout vos coms, Pinkiwinki… encore merci et encore bienvenu. Bonne lecture à vous. … ?… Chapitre 80 : Et lorsque, une fois de plus il était en moi ou moi en lui, mon monde se confondait au sien, mon univers redevenait lui. Et le plus merveilleux, dans ce voyage… c'était lui. Dimanche… la matinée n'a pas été la matinée idéale, celle que j'aurais voulue, certes nous avons fait une belle grâce matinée, le petit dej fût excellent… c'est l'activité prévue après qui ne m'a pas plu : Pierre devait aller à la messe. C'était une des conditions de ses parents, la messe dominicale. Bon, je ne fréquentais plus le Christ depuis bien longtemps, et la passion de mes parents pour lui avait également disparue. Au lieu de vivre notre foi dans l'église, nous la vivions tout court. Les principes religieux, ou plutôt, les idées de partage, d'amour, de communion et de respect qu'affiche l'église catholique, oui, je prends, mais dans les faits, pas que sur les bancs de cette église, pas dans la froideur des pierres, plutôt dans la chaleur des rencontres. Première surprise, c'est que mes parents ont tenu parole, ils ont bien emmené Pierre à la messe, et en plus, ils ne se sont pas foutus de lui, ils ont choisi la plus belle église du quartier, bon, je vais paraitre chauvin, mais j'avoue avoir une affection particulière pour ce bâtiment, une des plus belles, à mon goût, de France, ils nous ont emmenés dans la cathédrale de Rouen. Bon, ça fait deux jours que je cherche la photo que nous avions prise à l'époque… trop de déménagements, elle est perdue elle aussi… Alors ce soir, je suis allé la reprendre en photo. C'est drôle, cette sortie dans ma ville… au moment de sortir l'appareil photo, je me suis tourné et je m'attendais à le voir à côté de moi, comme ce jour là… Je voulais le voir à côté de moi… comme ce jour là. Voir l'image en grand 0 votes 1 vote 0 vote 0 votes 1 vote 0 vote. Et puis, comme elle est belle, je tenais à vous la montrer de jour, heureusement, aujourd'hui il y a internet, pas comme à l'époque. 0 votes 1 vote 0 vote 0 votes 1 vote 0 vote. Nous, car je n'allais pas laisser Pierre tout seul, nous car David était de la sortie. D'ailleurs, ni à l'un ni à l'autre cela ne plaisait. Mais… Nous sommes arrivés à l'heure de la messe. Il y avait là une foule … chacun avec un air de contrition, donnant l'impression de porter tous le poids du monde sur leurs épaules. Mais au lieu d'entrer comme tout le monde et d'aller prendre place sur l'un des bancs si inconfortables, mon père nous a entrainés dans les dessous du bâtiment. Les dessous, les dessus, les autours de cet édifice. Nous avons visité la cathédrale pendant le temps de la messe. La promesse aux parents de Pierre était tenue ; contournée, mais tenue. Et Pierre là-dedans ? Eh bien, Pierre franchissait un interdit, Pierre séchait une messe, Pierre faisait la nique à ses parents, avec la bénédiction des miens, alors… Pierre était heureux. David aussi d'ailleurs, parce que, il sentait bien que quelque chose de pas tout à fait normal se passait, il ne comprenait pas quoi, je ne lui avais pas dit à lui ce que j'avais vu de la famille de Pierre, alors je lui ai expliqué en quelques mots, sans entrer dans le sordide, il a partagé notre complicité… Rien que ça, c'était des vacances. Ah oui… la communion… Pierre devait communier. Ça aussi c'était dans leur programme… La communion, c'est le partage du pain à un moment de la messe ( _url?union. Html ) , et bien mes parents l'avaient prévue. Ils nous ont emmenés dans le jardin de l'hôtel de ville, le plus proche de la cathédrale, sans nous expliquer le but, juste pour la balade. Là, nous avons eu la surprise de voir Hélène et Nicolas, installés sous un arbre, sur une couverture. Mon père nous a invités à nous assoir autour de la couverture. Quand nous avons tous été installés, Nicolas a donné à mon père une boule de pain. Un pain que Hélène avait fait, un de ses essais cuisine qu'elle sait si bien réussir. Mon père nous a expliqué la symbolique de ce moment de partage, pas que le dernier repas du Christ, pas que la louange à Dieu, il y a ajouté le partage du pain, la communion des hommes, la vraie… Il a rompu le pain et nous en a donné à chacun un morceau. Et c'était une vraie communion, dans le sens d'un vrai partage entre nous tous, c'était solennel. Les gens qui passaient dans le parc nous regardaient, un peu surpris par cette cérémonie, mais personne ne nous a rien dit, nous avons même eu droit à de chaleureux sourires. Nous avons chacun mis notre morceau de pain dans notre bouche et l'avons mangé. Il avait bon goût, celui d'un bon pain fait par ma sœur, mais aussi celui du partage. Pierre lui, n'a pas pu retenir son geste, il s'est signé juste après. Il m'a regardé, l'air un peu honteux de ce réflexe, mais il n'était pas dans mes pensées de le blâmer. Des années de "conditionnement" . Je lui ai souris en mettant dans mon sourire ma compréhension et mon bonheur de cette communion. J'étais juste heureux de ce petit moment partagé. L'après-midi, visite de Rouen. Ma mère nous a servi de guide, les autres sont restés à la maison. Elle nous a emmenés dans des coins de Rouen que je ne soupçonnais pas être si historiques. Je ne connaissais pas ma ville et c'est avec Pierre que je l'ai découverte. La journée a été éprouvante, marche intense et énormément d'informations à retenir. Ma mère ne tarissait pas. Je sais que je marche beaucoup, que j'en ai l'habitude, mais là, en ville, ce n'est pas pareil, pas de sac à dos, pas de gourde, pas de chaussures, pas de cailloux, pas de sommets, pas de marmottes… Et puis, piétiner devant des monuments, c'est bien plus fatiguant qu'il n'y parait. La pire des surprises, ça a été au retour, mes parents avaient transformé ce qui n'était qu'un prétexte à une rencontre en une véritable découverte, et pour eux, la justification de ce séjour de Pierre devait passer par un exposé de ce que nous avions vu, appris. Le deal était le suivant : une visite, une belle planche de présentation contre un peu de liberté. Pris à notre propre piège. A l'époque, pas d'internet pour faire des recherches, pas d'appareil photo numérique, pas de scanner ni d'imprimante… et les photocopies… un luxe. Restait l'encyclopédie et la bibliothèque pour les informations, l'appareil photo et le dessin pour les illustrations, la patience pour le nombre d'exemplaires. Comment faire autrement que de jouer le jeu. C'est vrai que je me suis senti un peu floué, mais après tout, nous étions ensemble et c'était ça le plus important, la part de notre histoire que nous apprendrions durant cette semaine était un bonus inattendu. Et la semaine était prévue culturelle : Bayeux, la tapisserie, Jumièges et son abbaye, Rouen encore et ses musées. Bon, je ne vais pas vous raconter l'intégrale de la semaine. Trois raisons : 1. Même si ce que nous avons découvert était passionnant pour nous à ce moment-là, ce ne le sera peut-être pas pour vous, 2. J'ai appris beaucoup cette semaine-là, mais aujourd'hui… si je me rappelle des grandes lignes, je suis incapable de me rappeler de tous les détails, 3. Le plus beau de cette semaine-là n'était pas ces visites, mais sa présence, et c'est ce dont je me rappelle le mieux. Pierre a eu un peu de mal à trouver ses marques dans notre maison. Elle ne ressemblait ni à chez lui, ni au chalet. Les quatre étages plus la cave : les salles de bains, la cuisine, le salon, l'autre salon, la salle à manger, la cave, le jardin, le garage, la cabane au fond du jardin…ma chambre… Et puis, les règles, les mêmes que… les mêmes que cet été, celles de la montagne, pas celles de ses parents. Chaque soir, nous nous retrouvions dans ma chambre. Chaque soir, je retrouvais son corps, dans l'intimité de nos nudités. Chaque soir, je retrouvais la chaleur de ses étreintes, de ses câlins, de ses baisers. Chaque soir… Il arrivait que David vienne nous rejoindre pour un petit moment câlin – chahut. Même si j'étais un peu frustré de partager mon Pierre, je sais que David et lui appréciaient ces moments-là, David d'être accepté par deux grands, de ne pas être mis de côté et tout simplement de chahuter un peu. Pierre, lui profitait de la complicité, d'avoir un petit frère qui sans être vraiment le sien vivait l'instant comme s'ils l'étaient vraiment. Un moment de vie vrai, complice et sans retenue. Et chaque soir, nous profitions d'être ensemble. Lorsque la porte se refermait sur celui ou celle qui était notre dernier visiteur du soir, nous nous glissions dans les draps, l'un contre l'autre, pour un moment plus tendre, pour reprendre le cœur à corps que nous avions déjà entamé. Notre plaisir était d'abord d'être l'un contre l'autre, l'un avec. L'autre. Ce qui suivait n'était que bonus. J'aime les bonus… La distance, ses parents et tous les aléas de la vie, autant d'obstacles à notre amour, à notre histoire. Mais il y a parfois des choses plus fortes que ces embuches de la vie. Et puis, nous avions des complices, mes parents, mes frères ma sœur, Sam, ou plutôt, Sams, et les amis rencontrés au long de cet été… Après des heures de câlins tendres, mes baisers, nos baisers se faisaient plus amoureux, plus ciblés sur des parties de nos corps que nous savions sensibles et réactives. Nos corps se réveillaient alors, montrant l'intensité de ce que nous ressentions. De mes lèvres, j'allais embrasser chaque partie de son corps, ses zones si sensibles qui lui faisaient pousser des gémissements de plaisirs et dont une, dans le même temps, m'offrait le meilleur de lui-même. Le premier soir, dans notre lutte pour être celui qui offrirait à l'autre d'être le premier à recevoir les caresses d'une langue aimante sur ce bout du corps si sensible, nous nous sommes retrouvés simultanément à pouvoir offrir à l'autre le bonheur de cette caresse. Même si nous avions déjà connu cet échange, nous avons été surpris l'un comme l'autre de cette position si peu… un face à face bien peu convenable, mais qui permettait d'offrir et recevoir simultanément, l'occasion d'un partage absolu. Cette étrange position nous a permis de devenir le miroir de l'autre l'espace de quelques instants. Chacun répétant les gestes, les mouvements de l'autre, ses caresses, et chacun ressentant en même temps que l'autre les bienfaits… le plaisir. J'étais le miroir de Pierre, Pierre était mon miroir. Miroir mon beau miroir…
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530878
b
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