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Témoignage d'internaute trouvé sur momes - 08/01/12 | Mis en ligne le 22/05/12
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Marion, merci ! Je te baise les pieds avec du chocolat, ma vieille. Pour les tournures de phrases, je vais voir ce que je peux faire, le problème de la relecture, c'est qu'on est tellement dedans qu'on ne relit plus vraiment, donc il n'est pas étonnant que certaines de mes tournures soient gênantes. Je changerai ça. Ce qui me saoule, c'est que, comme tu dis, "c'était gros comme une maison". Pour la fin. Vu que c'est ma première nouvelle à chute, je ne savais pas trop comment m'y prendre, dooonc, je vais retravailler ça, il est encore temps. Merci, merci ! Sans toi, je ne l'aurais pas su. La phrase concernant l'inverse voulait dire : toutes les personnes atteintes de statique avaient forcément vécu au moins deux traumatismes conséquents, mais toutes les personnes ayant subi deux traumatismes n'étaient pas forcément atteintes de statique. X). Je vais relire tout ça. MERCI MERCI. La deuxième nouvelle est ici. Alors, petit warning les amis : j'ai tout misé sur le style. L'histoire est un peu banale, la fin n'est pas particulièrement spéciale, mais le style est hyper travaillé. Elle est courte, je l'ai écrite en avril 2011, et je ne sais pas encore comment la retravailler, je suis un peu perdue. Du coup, ici, j'ai HYPER besoin de vos avis. Le moindre truc qui choque, qui froisse, ou au contraire qui fait frémir et que vous adorez, SIGNALEZ-LE-MOI. Merci mes chous. Mortels arrivés à destination. " Quelque part, un train, cheminant le long des vois ferrées, serpentant entre monts et vallées, emmenant avec lui une traînée d'âmes errantes à la destination douteuse, et parfois contrainte. Quelque part, n'importe où, n'importe quand, un train nageant dans la vapeur qu'il diffuse, animé d'une langueur continuelle, rêvant de destinations exotiques où le froid cesserait de mordre ses doigts de métal. Quelque part, un train, quelque part, une poignée de gens endormis aux côtés du paysage défilant, quelque part, un chemin ferré qui semble ne jamais s'arrêter. […] Quelque part, un train, un train qui emmènera sa fille, son unique enfant, dans une campagne qu'elle ne connaît pas. Un train qui la livrera aux mains d'un étranger, un étranger que sa mère ne connaît pas plus qu'elle. Un train qui l'éloignera peut-être à tout jamais de sa mère, puisque après tout, qui sait si les bombardements de la guerre ne l'emporteront pas ? […] Quelque part, un train, un train qui mènera un frère à sa destinée future, qui fera peut-être de lui un docteur, un grand docteur. Un train qui l'amènera à se faire de nouveaux amis, de nouveaux amis qui le soutiendront et lui souriront. Un train qui lui offrira une nouvelle vie, la promesse d'une vie meilleure, d'une vie éloignée de toutes les difficultés qu'il a connues jusque-là. […] Quelque part, un train, un train qui en rapproche certains et en éloigne d'autres. Quelque part, un train, un train qui crée des conflits et en résout d'autres. Quelque part, un train, un train qui détruit des vies et en amène d'autres. Quelque part, un train, un train dans lequel je monterai un jour, un train dans lequel je m'assiérai et siroterai un jus d'orange. Quelque part, un train, un train qui m'empêchera peut-être de me tourner vers le passé et me poussera à regarder l'avenir, puisqu'il n'y a plus que l'avenir dans ma vie présente. Quelque part, un train, un train que j'attends sans relâche. Il viendra. " Un éclat de rire démoniaque sort de ma gorge. Je repose le livre sur la banquette de mon compartiment et scrute le paysage. Depuis quand un train est-il source de tant de sentiments niais ? Le train est un objet de destruction, un endroit de rêve pour commettre le crime parfait, et qu'importe ce qu'en disent les Miss Marple ou autres Hercule Poirot. Dans ce train-ci sera commis le premier meurtre parfait – peut-être même l'unique ! J'en serai le père, l'auteur, l'instigateur, le créateur, l'inventeur, le fondateur, le producteur, l'innovateur ! Trêve de bavardage. Il est temps de passer à l'action. 19H57. Encore trois minutes, et mon couteau accomplira sa destinée d'objet de meurtre parfait. Quant à moi, je n'aurai plus qu'à me jeter du train – et mourir ! Non… ! Non. Je ne peux pas me laisser mourir. Je suis un dieu vivant ! N'est-ce pas ? Oui. Oui. 19H58. 19H59. 20H00. L'heure du crime. Je range Quelque part, un train – que ce livre peut être niais ! – puis je sors de mon compartiment. Mes airs de beau garçon charment les quelques demoiselles qui se trouvent dans le corridor. Elles rient – ou, devrais-je dire, elles pouffent bêtement – et je leur souris. Si elles savaient que dans peu de temps, un membre de la gent féminine ayant une apparence semblable à la leur mourrait, elles ne riraient pas tant. Elles seraient paralysées par la peur, et ce serait moi, oui moi !, qui rirait. Mais l'heure n'est pas à la plaisanterie. Je dois m'activer – et tuer. Les ombres dansent, les silhouettes se meuvent, les lumières éclairent les visages des gens euphoriques. Ils ont bu comme des trous. Parfait ? Parfait ! Mon plan se déroule à merveille. Je savais que choisir un 14 juillet était une idée merveilleuse pour commettre le meurtre parfait. Et vive la France ! Son compartiment n'est plus très loin. À l'heure qu'il est, elle est sûrement en train de lire le livre que je lui ai offert il y a quelques jours, ce même livre que je lisais avant de partir à sa recherche, ce même livre que je lisais en tentant inconsciemment de m'empêcher de commettre son meurtre. Malheureusement pour elle, en acceptant ce présent de ma part, elle s'est précipitée dans un piège dont elle ne sortira pas vivante ! Je m'empêche de rire diaboliquement. Chaque chose en son heure, et à cette heure-ci, il faut tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Tuer. Détruire. Anéantir. Massacrer. Et puis je la vois. Elle est là. Emmitouflée dans une couverture. Les yeux lourds de fatigue. Le regard rivé sur le livre. Les cheveux attachés dans un chignon désordonné. La tête posée contre la fenêtre. Proche de la mort. Si proche. Je pose une main hésitante sur la poignée. Je tremble. Non ! Non. Je ne tremble pas, je fais semblant. " N'oublie pas que tu dois lui faire croire que tu l'aimes encore. C'est l'impression que tu dois donner. Elle ne te laissera jamais l'approcher si elle n'y croit pas. Elle doit y croire, absolument y croire. " Je rentre. Mon pas se fait sûr, quoiqu'un peu timide. Elle doit croire en moi. Elle doit me faire confiance. Elle lève le regard. Je lui souris gentiment. Souviens-toi de ton amant, Arabella. Souviens-toi de celui qui t'a tenue dans ses bras quand ta mère est morte. Souviens-toi de celui qui n'a jamais voulu te tuer. De celui qui s'est laissé faire par ses pulsions. Il est impossible de contrôler une pulsion meurtrière. - Bonsoir, Arabella. - Bonsoir, me répond-elle froidement. - Tu ne fais pas la fête avec les autres ? Lui demandé-je le plus innocemment possible. - Non. Je suis fatiguée. Je préfère lire. - Ah. Et que lis-tu ? Elle rougit. - Je lis le livre que tu m'as offert, me dit-elle dans un murmure qui se perd au milieu du bruit environnant. - L'apprécies-tu ? - Peut-être bien. Son visage se ferme instantanément. Elle se doute bien de la raison de ma présence. Elle sait que je ne suis pas là pour discuter gentiment. Elle sait que je veux quelque chose, mais elle ne sait pas quoi. Et elle ne tardera pas à le savoir. Je sens la lame de mon couteau contre ma peau. Elle brûle d'approcher la gorge d'Arabella. Je l'ai tant cherchée, pour terminer ce qu'elle avait commencé, qu'attendre un peu plus serait un véritable supplice. Elle m'a tué en me quittant, elle m'a tué en criant que je suis un monstre, elle m'a tué. Alors, j'approche, je sors le couteau d'un geste brusque, et je lui tranche le cou sans une dernière seconde d'hésitation. Son corps tombe au ralenti, et je l'observe avec une sorte de satisfaction. Il me faut immortaliser le moment, il me le faut absolument. Je prends un carnet posé à côté d'elle, un stylo de ma poche intérieure et j'écris une note que je pose ensuite sur le corps mou et sans vie d'Arabella. "Je ne suis pas un ange. Je tue. J'aime tuer. Le sang qui dégouline, ruisselant de souvenirs et de maladies, me rend ivre, ivre de cet instant, car enfin, tu es morte. Le temps m'a paru si long, alors que je courais le monde pour te retrouver et te trancher la gorge. Et maintenant, que faire ? Tu n'es plus que poussière. Je n'ai plus de but, plus d'idéal. Je suis seul. Le tranchant de ma lame pourrait, moi aussi, me réduire à néant, et seul contre toi, petite garce, je perdrais mon prestige. Me débarrasser du couteau, vite. Je n'ai pas le temps, je n'ai pas la patience. Toutes ces années pour cacher un peu de métal ensanglanté ? Ce serait détruire la grandeur de mon acte, n'en faire qu'un simple fait divers qui paraîtrait page six du quotidien d'un village sans importance et sans renom. Non, les gens doivent savoir que c'est moi, oui, moi, qui t'ai cherchée, qui t'ai tuée, qui t'ai lacéré la gorge avec un sang-froid que personne n'oserait mettre en doute. Pourquoi disparaître de la surface de la Terre ? Je suis celui qui a mis fin à tes jours, immonde garce, je suis le héros de toute une vie, celui que beaucoup devraient vénérer. Si l'on ne me vénère pas, alors autant mourir. Je suis fait pour briller, pour scintiller dans la lumière des plus faibles, qui m'éclaireraient le regard empli d'admiration, car je suis celui qui a accompli ce qu'aucun d'entre eux n'aurait jamais osé accomplir. Je suis né pour rayonner ! Faites-moi rayonner, ou tous, oui, tous, vous finirez comme elle." C'est à ce moment-là que l'effroi s'empare de moi. Je l'ai tuée, je l'ai tuée, je l'ai tuée. Je l'ai tuée. Elle est morte. Elle est assassinée. Encore trop choqué par mon geste, j'arrache la dernière page du livre qu'elle lisait et la place sous la note. " Quelque part, un train, un train dans lequel reposent deux âmes mortes, deux âmes meurtries, deux âmes assassinées : celle d'un amour déçu et celle d'une jeune femme. Leur meurtrier ne sera jamais puni, non, jamais, et encore, il court. " C'est vrai, tellement vrai… à une phrase près. Et je saute du train. Quelque part, un train, un train dans lequel se réjouissent des dizaines d'âmes impuissantes qui n'attendent que l'arrivée à destination, la destination dans laquelle se sont jetés deux êtres dont l'amour s'est envolé. Quelque part, un train, un meurtre et un suicide.
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257930
b
Moi aussi !
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