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Un concours ... de circonstances. - recit hetero - recits erotiques

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 20/05/13 | Mis en ligne le 28/05/14
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Chapitre 3. Hier soir, après l'épisode de la valise, nous avons passé toute la soirée à nous engueuler avec Alexandre. Pour la console, pour sa jalousie, pour plein de petites choses sans importantes. La réconciliation arriva, tard dans la soirée, sur l'oreiller. Nous avons fait l'amour, pour la première fois depuis une dizaine de jours. Nous n'avions jamais passé autant de temps sans le faire, à part au début, évidement. Enfin, j'ai fais l'amour, lui n'y avait pas mis beaucoup d'énergie, de conviction et de volonté, préférant plutôt me baiser, pour assouvir ses pulsions sexuelles que de prendre le temps d'être doux, tendre, attentionné. Après l'acte, il s'était endormi aussitôt, me laissant seule avec moi même, gamberger. J'étais nerveuse, à cause du concours principalement, mais aussi à cause de lui. J'essayais de faire le bilan de ces cinq années, dont deux de vie commune passées ensemble. J'aimais toujours Alex, mais je le sentais de plus en plus distant et indifférent. J'avais peu dormi cette nuit, j'étais d'une humeur exécrable ce matin, j'allais devoir enchaîner deux heures de cours avec sept heures de route, et je savais que la moindre contrariété me ferai péter un câble. Sachant que je partais pour plusieurs jours, je pensais, enfin du moins j'espérais secrètement, que mon chéri se lèverai pour prendre son petit déjeuner avec moi, avant mon départ. Je mangeais pourtant en tête à tête avec moi même. Une fois prête, je retournais dans notre chambre, prendre ma valise. Il ne pris même pas la peine de me dire au revoir. Je quittais donc l'appartement, le coeur plein de rancoeurs. J'aurais pu aller vers lui, mais j'en avais marre de faire des efforts et de me heurter à des murs. En partant à Lyon, notre histoire me semblait désormais vouée à l'échec. Pendant ces quelques jours, je me promis de ne pas y penser, de laisser ça dans un coin de ma tête et de profiter du moment avec mes amies, et du voyage dans une ville que j'allais découvrir. La journée commença par deux heures de cours de statistiques, tout ce qu'il y a de plus barbant, ennuyeux, lassant, bref, le cours le plus chiant auquel il m'ait été donné d'assister. Autant dire que le temps passait à la vitesse de l'escargot. Enfin, dix heures sonna et Katia, Emeline, Sophie et moi retrouvions notre professeur de communication pour charger toutes nos affaires dans la voiture louée par l'université pour l'occasion. Une personne manquait à l'appel. Jean-Pierre, notre professeur de mécanique. Ce n'était pourtant pas son genre d'être en retard, et encore moins sans prévenir. Alors qu'Erwann, pressé de partir, commençais à s'impatienter, la secrétaire accourut sur le parking. "Monsieur Le Blanc a eu un accident de moto, il ne pourra donc pas venir avec vous, nous annonça-t-elle." Stupeur générale. Déception aussi. Nous avions préparé ce concours à six, et notre professeur de physique et de mécanique se retrouvais malgré lui sur la touche. "Ce n'est pas trop grave, demandais-je, tout de même inquiète. -Fracture du tibia-péroné, et deux côtes cassées. Il s'en remettra, répondit la secrétaire avec une mine embarrassée. -Souhaitez-lui un prompt rétablissement de notre part, lança Emeline." Jean-Louis était un professeur parfois un peu vieux-jeu, un peu chiant sur certains trucs, mais c'était avant tout un homme passionné et impliqué dans son métier et dans la réussite de ses élèves, et nous savions que son expérience et ses conseils pourraient nous être utiles, même si jusqu'à maintenant il nous en avait déjà prodigués énormément. Erwann était lui, plus jeune, plus cool, mais c'était un jeune professeur de communication qui ne nous serait pas d'une grande aide pour l'aspect technique de ce concours. Enfin il saurait nous guider pour les préparatifs ultimes de la prestation orale. C'est donc bien stressés, et avec un peu de retard que nous prenions la route de Lyon. Le trajet fut long, mais il se passa sans encombre. En cette mi-mai, il faisait chaud, et aux abords de Lyon, les routes étaient bien chargées, de gens qui sortaient du travail. La secrétaire de l'université, qui avait organisé notre séjour, avait réservé pour nous un petit hôtel en plein centre de la ville, à deux pas de l'université Lyonnaise ou allait se dérouler le concours. Notre prof étant hospitalisé, je relayais Erwann pour conduire, étant la seule des quatre filles à posséder le permis. J'eus un mal fou à trouver une place de parking. Je crus tout simplement devenir dingue. J'avais plus que hâte de me poser sur mon lit ou de prendre une bonne douche. J'étais à mille lieues d'imaginer ce qui nous attendait. Nous arrivions enfin à la réception de l'hôtel, fatigués, pressés de se poser dans nos chambres. "Bonjour, messieurs dames, nous lança la réceptionniste. -Nous sommes l'université de Lorient. Nous avions réservé deux chambres. -Vous aviez réservé des chambres de combien ? Demanda-t-elle -Il y avait une chambre double et une chambre avec quatre lits." Elle nous tendit deux clés pour deux chambres voisines situés au deuxième étage. Il y avait donc une grande chambre pour nous, les filles, et une chambre pour nos professeurs. Au moins Erwann serait tranquille dans sa chambre, pensais-je en montant les escaliers jusqu'au deuxième. Pour l'instant, je trouvais l'endroit un peu vieillot, mais très coquet, et très accueillant. Sophie, qui nous devançait, ouvrit la porte et entra dans la grande chambre. On se rendit vite compte qu'il y avait un léger problème : il n'y avait dans cette pièce que trois lits. Il devait y avoir une erreur. Etant la dernière à être entrée, je n'avais pas de lit. Je me rendis donc dans la chambre d'en face, pour rentre compte à Erwann de la situation. "Monsieur, on va avoir un petit … " m'interrompis-je. Etant donné que la porte de sa chambre était entre-ouverte, je m'étais permise d'entrer sans attendre son invitation. Mon professeur de communication se tenait face à moi, en caleçon, il devait être en train de se changer. "Excusez-moi, bredouillais-je, confuse, en tournant les talons. -Non Noémie, reviens, aucun souci, je suis en caleçon, c'est comme si tu m'avais vu en maillot de bain ! S'exclama-t-il." Tout en lui expliquant le problème des chambres, je ne pus m'empêcher d'admirer son torse bronzé, légèrement musclé, sa taille et ses épaules soulignées, et ses jambes fuselées. Cette scène était totalement insensée, décalée, je croyais rêver. Heureusement qu'il se rhabilla vite, cela m'aida à me reconcentrer. "Moi aussi j'ai un problème, heureusement que Jean-Louis n'est pas là, car on m'a mis dans une chambre avec seulement un lit double. Cet établissement à vraiment l'air sympa mais alors niveau organisation… râla Erwann. -Maintenant que vous êtes habillé, on pourrait descendre à la réception voir ça, il doit y avoir une erreur, répondis-je avec le sourire." Je partis prévenir Sophie, Katia et Emeline avec un grand sourire que je descendais avec le prof à la réception. "Pourquoi tu as ce grand sourire béat sur la figure ? Me demanda Katia -Je t'expliquerai, lui lançais-je avant d'emboîter le pas à Erwann." Dans les escaliers, je consultais rapidement mon portable, resté muet toute la journée. Je ne l'avais pas entendu sonner ou même vibrer mais j'avais deux messages. Un de mes parents, qui me souhaitaient bonne chance pour le concours, et un d'Alex, qui voulais que je l'appelle quand je pourrais. Nous arrivions donc en bas, à l'accueil. Le prof expliqua rapidement le problème, agacé. -Nous avons eu un problème avec le logiciel informatique de l'hôtel, nous sommes vraiment désolés. -Vous n'auriez pas, ne serait-ce qu'un lit pliant en dépannage, nous nous en contenterons, demanda-t-il. -Nous avons déjà fourni ceux que nous avons à d'autres clients dans le besoin. Si il vous manque un lit, peut-être que vous pourriez allez dans un autre hôtel, nous suggéra la gérante. -Tout compte fais, nous ne sommes que cinq car mon collègue à eu un empêchement. -Dans ce cas vous avez assez de lits alors, rétorqua-t-elle. -Je vais vous expliquer la situation madame, répondit calmement Erwann. Je suis ici avec quatre élèves de mon université, quatre filles, pour un concours. J'ai fait huit heures de routes seul puisque mon collègue n'a pas pu venir. Nous devons achever les préparatifs de l'épreuve. Je pense qu'aucun d'entre nous n'a envie de s'embêter à chercher un autre hôtel. Et je ne me vois pas partager mon lit avec une de mes élèves, pour des questions évidentes de déontologie. Alors vous nous ferez un petit geste commercial, vous nous fournirez une chambre supplémentaire ou un lit pliant gratuitement des que possible, et tout ira bien. -Bien monsieur, dit simplement la réceptionniste." La situation était quelques peu gênante, que ce soit pour notre prof ou pour nous. On se réunit dans la chambre des filles pour décider de comment allait se passer la suite des événements. Chacune de mes coéquipières y allait de son petit argument pour ne pas dormir avec lui. Entre celle qui ronflait, celle qui parlait en dormant et celle qui bougeait dans tout les sens, ce fut moi qui fut désignée pour aller dormir dans son lit. Je protestais un peu, pour la forme, mais surtout je tentais de relativiser. Passer la nuit aux côtés d'un bel homme comme Erwann n'était pas la pire chose au monde, et puis nous allions simplement dormir dans le même lit, nous étions deux adultes responsables, il n'y avait aucune raison que cette cohabitation dérape d'une quelconque manière. Je pris donc le temps de m'installer dans la chambre et de passer un coup de fil à Alexandre, comme il me l'avait demandé. "Allô. -Tu m'as demandé de t'appeler, tu voulais me dire quelque chose ? -Tu as fais bonne route, tu t'es bien installée ? Me demanda mon homme. -C'est un peu le bazar à l'hôtel, je me retrouve obligée de partager mon lit avec le prof qui nous accompagne mais bon, c'est l'histoire de quatre nuits, rien de bien grave, répondis-je le plus naturellement du monde." J'aurai du me taire, j'avais soudainement oublié que mon petit copain était infiniment jaloux. Il me hurla dessus via son téléphone, me traitant de tous les noms. Je décidais donc de lui raccrocher au nez une fois encore, exaspéré. Je crois que cette conversation sonnait notre rupture, mais je choisis de profiter du moment présent, et de voir ça au retour. Nous nous entraînions une dernière fois, pour la soutenance du lendemain, puis nous partions dîner dans un petit bouchon lyonnais. L'ambiance était assez détendue, et conviviale, malgré le concours le lendemain matin, nous avions la sensation d'être une bande de copains en vacances. Exténués par cette longue journée, nous choisissions de nous coucher tôt pour se reposer et être au meilleur de nous même le lendemain. Nous avions trois soirées pour nous amuser ensuite, puisqu'un petit programme avait été prévu pour profiter de la suite du weekend. Pendant que mon "colocataire" prenait sa douche, je m'isolais sur le balcon pour téléphoner à nouveau à Alex, pour le rassurer. Il ne répondit pas. J'attendis un peu pour le rappeler, en laissant vagabonder mes pensées, une fois de plus au sujet de notre couple. Au fond de moi, même si je n'y croyais plus, j'avais toujours un espoir de recoller les morceaux. Je ressayais d'appeler, toujours pas de réponse. Je commençais à trouver ça louche. Je lui laissais un sms pour lui souhaiter une bonne nuit, quand soudain, je reçus par mêmes une photo qui allait tout changer…
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529266
b
Moi aussi !
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