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La revelation gay ado en cours

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 14/04/13 | Mis en ligne le 08/05/14
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Bonsoir bonsoir ! D'abord, je tiens à m'excuser pour cette absence un peu longue mais j'ai eu une fin de semaine assez chargée et la rentrée ne vas pas arranger les choses. Je vais quand même essayer de faire de mon mieux car vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre et ça me fait très plaisir ! Pour me faire pardonner, voilà une suite beaucoup plus longue que les précédentes ! Bonne lecture à tous ! Chapitre 9: Une journée à Londres (1ère partie). La soirée se déroule sans événement particulier, je fais fi de ce qu'il s'est passé fin d'après-midi. J'espère que ça ne portera pas à conséquence pour plus tard… Point de vue : Jeremy. Dylan est quand même bizarre parfois. Entre son changement total d'attitude et son petit moment d'absence tout à l'heure, je me demande bien ce qui peut lui trotter dans la tête. En tout cas, il n'a plus rien montré pendant le reste de la soirée. On a regardé un film tous ensemble. Austin ne voulait pas aller dormir ; il préférait rester avec nous. Il a fini par s'endormir dans le divan. Dylan et moi sommes allés dormir juste après la fin du film. Le reste de la semaine s'est très bien passé. Je m'entends de mieux en mieux avec tout le monde, en particulier avec Dylan. J'ai aussi fait la connaissance de Matthew, le jardinier des Lewis. Il a l'air assez jeune, ça doit être un passionné de jardinage. Je ne lui donne pas plus de 19 ou 20 ans. Il a l'air assez sympathique, mais je ne peux pas en dire plus, je n'ai pas eu l'occasion de discuter beaucoup avec lui. ** Aujourd'hui, je vais visiter Londres avec Dylan. J'ai attendu depuis plusieurs jours. J'ai eu le temps de m'adapter au rythme de vie de ma famille d'accueil et maintenant, je suis prêt à aller découvrir la capitale anglaise. On était debout très tôt ce matin car il fallait partir avec la mère de Dylan qui nous déposerait à l'entrée du métro en partant à son travail. En même temps, elle conduira aussi Austin chez un copain pour ne pas qu'il soit tout seul à la maison. K : Les garçons ! On y va, vous venez ? D'et A : Oui, M'man. J : Oui, Kate. Nous montons tous dans la voiture de Kate et nous nous mettons en route. Nous passons d'abord chez l'ami d'Austin et Kate prend ensuite la direction de la bouche de métro la plus proche de son lieu de travail. Arrivés sur place, elle nous souhaite une bonne journée et nous demande d'être prudents malgré tout. Nous sommes maintenant à deux. D : Bon, Jeremy, qu'est-ce tu veux voir ? J : Je sais pas, tu connais Londres mieux que moi, tu me suggères quoi ? D : Le mieux, c'est de prendre un bus "Open Tour" pour avoir un aperçu général. Après, ben, s'il y a quelque chose qui te plaît en particulier, on ira là-bas. J : Ok, ça marche. D : Viens, on va chercher un arrêt alors. J : Je te suis. Dylan me guide jusqu'à l'arrêt "Open Tour" le plus proche. Il n'y a pas encore grand' chose à voir à l'endroit où nous nous trouvons pour le moment. Au détour d'un carrefour, je remarque plusieurs affiches placardées les unes à côté des autres, au milieu desquelles se trouvent un grand "X" devenu célèbre il y a quelques années maintenant. Dylan note que j'ai l'attention portée vers celles-ci. D : Ah oui, ça. Ils prennent les inscriptions pour le moment. Les auditions sont prévues dans quelques semaines. Ah, regarde, on y est. En effet, quelques mètres plus loin se trouve l'arrêt de bus de tourisme. Nous attendons le temps qu'un bus vienne nous chercher. Dylan insiste pour me payer le tour, malgré de vives protestations de ma part. Comme le temps est plutôt clément, nous allons nous installer sur le toit du bus. Je vois que des petits écouteurs sont mis à notre disposition mais je n'ai pas particulièrement envie de passer une voir deux heures sans papoter en même temps avec Dylan. En plus, je suppose qu'il connaît assez bien les quartiers londoniens. Celui-ci s'étonne d'ailleurs lorsqu'il me voie ranger les écouteurs. D : Ben, tu ne les mets pas ? J : Je parie que tu es un meilleur guide. Je vois alors un beau sourire se dessiner sur son visage. D : Tu as enfin reconnu mes talents. J : Ben, tu te vends très bien depuis plusieurs jours, donc c'est normal. D : Ah, ben, merci. Il sourit encore à cette remarque. Attends… J'ai pensé "beau sourire" ? Depuis quand je pense ça à propos d'un garçon, moi ? Oh, bon, ça ne doit pas être la première fois, de toute façon. Je décide de ne pas plus y prêter attention et de profiter pleinement de la visite de Londres. Accompagnés des commentaires de Dylan, je découvre ainsi les endroits quelques uns des endroits les plus connus de la capitale : Big Ben, le London Eye, le Théâtre du Globe, l'Abbaye de Westminster, Tower Bridge, Piccadilly Circus, et la liste est encore longue. Je ne vois pas le temps passer et je trouve que Dylan me renseigne super bien sur les monuments que l'on peut voir du bus. A la fin du trajet, il est déjà presque l'heure de manger. D : ça m'a donné faim tout ça, pas toi ? J : Si, un peu aussi. C'était vraiment super, et merci de m'avoir renseigné sur chaque monument, ça m'a bien aidé. D : De rien. Dis, je connais un chouette endroit à côté de Regent Street où on pourrait aller dîner, (NDLA : Oui, les Belges dînent à midi ^^') ça te dit ? J : Bien sûr. Et c'est par où ? D : Il faut prendre le métro, c'est pas juste à côté. Je prends alors un air apeuré. J : Oh, ne m'abandonne pas dedans, hein ! Dylan entre dans mon jeu. D : Hum… je sais pas… J : Hey ! D : Mais non, je rigole, t'inquiète pas. Je lui tire alors la langue en guise de réponse alors que nous descendons les escaliers du métro. Cette fois, je ne laisse pas le temps à Dylan de me proposer de payer mon abonnement et m'en prends un vite fait. Je le regarde d'un air satisfait tandis qu'il me fait une petite grimace. Le trajet en métro se passe sans encombre et nous nous trouvons donc maintenant à Regent Street, l'une des plus grosses rues commerçantes de la ville. D : On pourra y revenir une fois pour donner des tendances londoniennes à ta garde-robe si tu veux. En plus, c'est les soldes pour le moment. J : Bonne idée. Ça fait un petit temps que je pense à la renouveler en plus. D : Je n'ai que des bonnes idées ! J : Ben, tiens. Trouve-nous donc ton fameux endroit au lieu de faire le malin. D : On y est presque. En effet, deux minutes plus, nous nous engageons dans une ruelle étroite qui débouche finalement sur une petite place où se trouvent plusieurs petits restaurants avec terrasses. L'endroit est vraiment charmant. Je pense que si j'avais une copine, je l'inviterais sûrement ici si je le connaissais. Comme Dylan connaît mieux les restaurants que moi, je le laisse choisir celui où nous allons manger. Je choisis ensuite une table de la terrasse et nous nous asseyons. Durant le repas, nous cherchons quelque idée d'activités pour l'après-midi, sachant que Kate nous attendra à l'endroit où elle nous a déposés vers 18 heures. Point de vue : Dylan (en anglais). Qu'il est beau quand il mange. Je crois que je ne peux me le nier, je suis en train de fondre complètement devant lui maintenant. Heureusement, j'ai appris à ne pas le montrer et je sais rester discret devant Jeremy désormais. A un moment, je sens un besoin pressant arriver et je fais signe à Jeremy que je dois m'absenter quelques minutes pour aller me soulager. Je rentre dans le restaurant et file donc aux toilettes, situées au sous-sol de celui-ci. Alors que je suis devant un urinoir, j'entends la porte s'ouvrir derrière moi. Quelques secondes plus tard, c'est une voix que je peux entendre : ? : Oh, mais regarde, c'est la petite pédale ! Oh non, c'est pas vrai… Je connais cette vois : c'est celle de Jack, un gars qui, comme à peu près tous les gens que je connais, sait que je suis gay mais qui, contrairement à la plupart, est loin de me laisser vivre tranquille depuis qu'il le sait. Il m'a déjà plusieurs fois insulté mais j'avais le pressentiment que, cette fois, je n'allais pas m'en tirer avec de simples insultes. Mon impression s'accentue encore quand je me retourne et que je le vois accompagné d'un autre gars, que je ne connais pas, mais qui a l'air de partager exactement les mêmes idées homophobes que Jack. Londres a beau être une ville où les gens s'affichent, il n'en reste pas moins des gens stupides incapables d'accepter la différence d'autrui. Dans un premier temps, j'essaie de les ignorer, me lave rapidement les mains, la tête basse. Ja : T'as vu, Dan, c'est qu'elle ne parle pas, en plus, la pédale. Toujours en regardant le sol, je tente de forcer le passage vers la sortie mais je suis violemment repoussé en arrière. Dan : Tu crois aller où comme ça ? J'ai peur, je suis maintenant certain du sort qu'ils me réservent. Je ne sais plus quoi faire. J'ai les poings serrés, j'aimerais pouvoir me défendre, mais je sais que je ne pourrai rien faire. Je vois leur ombre, je vois qu'ils avancent. Je sens un bras me pousser brusquement contre le mur. Je tombe, assis, des larmes commencent à couler sur mes joues. Ja : Oh, mais c'est qu'il pleure, en plus. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux qu'on appelle ta maman ? D : Fe… Ferme-la… Ja : Quoi ? J'ai pas entendu ? D : FERME-LA ! Ja : C'est qu'il me donne des ordres, en plus ! Là, je sens plusieurs coups de pieds sur mon ventre, mes jambes, mon dos. Ils ne m'épargnent rien. J'ai tellement mal que je ne sais même plus crier, parler ; je ne fais que me crisper à chacun des coups que je reçois. Après ce qui m'a semblé une éternité, ils se décident enfin à cesser leur supplice. Ma vision est floue, j'arrive à peine à les voir quitter les toilettes. Une toux violente me prend, qui me fait cracher du sang. J'essaie de ramper vers la porte mais mes membres me font horriblement souffrir. On peut dire qu'ils ont bien réussi leur coup, ces deux enfoirés. J'ai honte de l'état dans lequel je dois me trouver maintenant. Je n'ai jamais été capable de me défendre contre ce genre d'individus, et maintenant, j'en paie les conséquences. Je n'ose pas crier, appeler à l'aide. Je fouille alors dans ma poche à la recherche de mon téléphone puis je me rappelle que je l'ai laissé sur la table avec Jeremy. Je suis vraiment tout seul, seul avec ma souffrance, ma honte, mon dégoût de moi-même. Je tape du poing contre le carrelage, je m'en veux, je m'en veux d'être resté là, pétrifié, et de n'avoir osé rien faire, et juste subir le sort qu'avaient décidé de m'infliger deux imbéciles. J'ai l'impression d'entendre du bruit venant des marches qui mènent aux toilettes. Et si c'était encore eux ? S'ils venaient m'achever ? La peur s'empare à nouveau de moi, je vois la porte s'ouvrir rapidement, et quelqu'un y entrer…
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526357
b
Moi aussi !
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